Guide de financement pour le démarrage d’entreprise

Si vous êtes sur le point de démarrer votre propre entreprise, vous savez que la diversification est importante. Disposer de plusieurs sources de financement vous permettra d’avoir davantage de liquidité pour soutenir votre nouvelle entreprise.

Guide de financement pour le démarrage d’entreprise
Crédit photo : Shutterstock

À ce propos, retenez que les banques ne constituent pas votre seul secours lorsque vous manquez de moyens financiers pour le démarrage d’une entreprise. Il existe bien d’autres prêteurs qui vous trouveront même très déterminé et motivé si vous frappez à plusieurs portes pour trouver de quoi financer vos affaires.

Par ailleurs, quel que soit votre financement, il est important de savoir que chaque option à ses avantages et ses inconvénients. Mais avant d’opter pour l’un de ces modes de financement, votre entreprise doit répondre à certains critères.

Si vous venez donc de créer une nouvelle entreprise, voici sept moyens d’obtenir un financement.

1. Prêts bancaires

Si votre entreprise est dans la catégorie des PME, contracter un prêt pour entreprise auprès d’une banque ou d’un prêteur privé est le moyen de financement le plus pratique pour vous. Les conditions qui accompagnent les emprunts bancaires sont beaucoup plus alléchantes. Faites donc la comparaison entre les différentes offres pour choisir celle qui vous convient le plus.

Les banques ont tendance à privilégier les entreprises qui jouissent d’une bonne santé financière et qui ont une bonne cote de crédit. Ceci pour dire qu’avoir un bon projet ne garantit pas un financement, il faut disposer d’un excellent business plan. De plus, il est important de ne pas oublier les garantis à fournir si votre entreprise est naissante.

2. Investissement personnel

Si vous venez de créer votre entreprise, il est recommandé que vous soyez l’investisseur principal. Il peut s’agir d’un apport en numéraire ou en nature. Ce faisant, vous pourrez plus facilement pousser les banquiers et d’autres actionnaires à croire en votre projet. Vous leur montrez ainsi que vous misez sur la réussite de votre entreprise dans le temps et cela constitue une belle garantie.

3. Capital de risque

Ce type de financement n’est pas à la portée de tous les chefs d’entreprises. Les apporteurs de capitaux qui choisissent ce mode de financement misent généralement sur les entreprises technologiques et des entreprises qui ont des jours meilleurs dans l’avenir. Il peut aussi s’agir des entreprises spécialisées dans le domaine des médias et de la biotechnologie. 

Ces apporteurs de capitaux ne se limitent pas seulement à financer les entreprises, mais ils arrivent aussi à détenir des parts d’actions. Ceci pour amener l’entreprise à développer des projets innovants et risqués. De ce fait, le chef d’entreprise n’est plus le propriétaire à part entière de l’entreprise. En effet, le pouvoir de décision est alors partagé. Il faut néanmoins noter que les apporteurs de capitaux qui optent pour ce mode de financement recherchent par-dessus tout un bon profit. C’est un idéal qui se réalise quand l’entreprise ouvre son capital à tout le monde. Cependant, il vous est conseillé de traiter avec des apporteurs de capitaux qui sont vraiment outillés dans le domaine. Cela boostera la bonne marche de vos affaires.

4. Love money

C’est le type de financement que vous obtenez auprès de votre entourage : votre femme, votre mari, vos parents, vos frères et vos sœurs. Ces fonds sont considérés par les actionnaires et les banquiers comme des emprunts qui vous laissent une importante marge de temps de remboursement. Son remboursement dépend donc de l’évolution des activités de votre entreprise.

Avant d’opter le love money, soyez conscient que :

  • Les fonds que vous obtenez chez vos proches sont souvent de faible valeur ;
  • En vous finançant, certains proches voudront avoir des droits sur votre entreprise ;
  • En s’associant avec vos proches, sachez que vous prenez un lourd engagement.

5. Bailleurs de fonds

Les bailleurs de fonds sont pour la plupart des personnes très riches ou des anciens chefs d’entreprises qui choisissent de financer d’autres entreprises. Il s’agit des personnes très connues dans leur secteur d’activité. En collaborant avec ces personnes, votre entreprise aura une forte notoriété à cause de leur carnet d’adresses, mais elle connaîtra également des jours meilleurs grâce à leur expertise et leur sens de management. Les bailleurs de fonds financent les entreprises qui abordent leur développement et ceci par des apports dont le nominal est compris entre 25 000 $ et 100 000 $. Mais il existe d’autres bailleurs de fonds qui ont le goût du risque. Ces derniers réalisent des financements colossaux à hauteur de 1 000 000 $.

Pour s’assurer des fruits de leurs investissements, ces bailleurs de fonds choisissent d’avoir un œil attentif sur le déroulement des activités de l’entreprise. Et pour ce faire, ils font partie des membres qui prennent les décisions stratégiques relatives à l’entreprise et veillent à la gestion transparente de celle-ci.

Ces genres d’investisseurs choisissent de garder leur anonymat. C’est pourquoi si vous désirez nouer des relations d’affaires avec ces derniers, entrez en contact avec les groupements qui leur sont dédiés ou faites des recherches sur internet. 

Au Canada, c’est la National Angel Capital Organization (NACO) qui est l’organisation chargée du renforcement des connaissances des bailleurs de fonds. Vous avez donc la possibilité d’accéder à la liste des adhérents pour vous mettre en contact avec un investisseur de votre zone.

6. Subventions gouvernementales

Plusieurs organes étatiques apportent des aides financières aux entreprises et pour en savoir plus vous pouvez vous rendre sur la page web du groupement des entreprises canadiennes.

Néanmoins, bénéficier de ce genre d’aide est un peu difficile non seulement à cause du nombre d’entreprises dans la course, mais aussi à cause des conditions à remplir. Parfois, il est imposé aux entreprises de financer le projet concerné à la même hauteur que le montant de l’aide gouvernementale. Toutefois, si votre entreprise veut développer une nouvelle technologie, vous n’aurez qu’à apporter 40 % du montant à investir.

7. Incubateurs d’entreprises

Généralement, les incubateurs d’entreprises jettent leur dévolu sur les entreprises récentes qui développent des technologies très avancées. Par ailleurs, il existe également d’autres incubateurs qui luttent contre le chômage en créant des emplois. Ils redonnent la vie aux entreprises vieillissantes et font des prestations de services.

Par ailleurs, l’aide apportée par les incubateurs aux entreprises nouvellement créées ou en phase de création passe par la mise à disposition de leur siège de travail, leur personnel administratif et bien d’autres moyens. À titre illustratif, un incubateur peut aider une jeune entreprise à mieux analyser son produit en mettant à sa disposition son centre de recherche.

Dans la plupart des cas, le temps que passe une entreprise en incubation est de deux ans. Après ce temps, elle doit normalement sortir de cette zone de confort et se confronter à la réalité du terrain en démarrant la production à grande échelle.

Il importe de savoir que ce ne sont pas toutes les entreprises qui passent par un centre de recherche avant de lancer leurs produits. Celles que l’on rencontre souvent dans ces centres sont dans le domaine de l’audiovisuel et la communication, la technologie de pointe (industrie) et la biotechnologie.

Ressources: 

  • https://www.canada.ca/fr/services/entreprises/subventions.html
  • https://www.nacocanada.com/cpages/home